Avant cet arrêt, l’employeur pouvait imposer au salarié une mutation temporaire à condition qu'elle soit justifiée par l'intérêt de l'entreprise, que la spécificité des fonctions du salarié implique de sa part une certaine mobilité et enfin que le salarié soit prévenu dans un délai suffisant.
Dorénavant, par cet important arrêt qui sera publié au rapport annuel de la Cour de cassation, les conditions cumulatives requises par la Cour sont les suivantes :
Il n’est donc plus exigé que la mobilité soit inhérente aux fonctions du salarié mais il faudra en revanche prévoir la durée de la mutation temporaire.
Les entreprises doivent donc tenir compte de ces nouvelles exigences pour les salariés concernés.
Références :
Cass. soc. 3 février 2010, n° 08-41412